Ce lundi a eu lieu le lancement d’un programme nommé « La semaine pédagogique du Goush Katif », en date hébraïque de la création de Netzer Hazani…ce qui fut, pour ainsi dire, l’embryon du premier lieu de vie juive dans la bande de Gaza.
Plus précisément, il s’agissait à l’origine d’ un village créé en 1977 par des civils sur les ruines de l’installation paramilitaire du Gadish Nahal liée à la guerre de Kippour.
L’initiative de cette commémoration est le fruit d’une réflexion datant de 2008 et faisant suite au vote de la « Loi mémorielle sur le Goush Katif et la Judée-Samarie ». En dépit du nom quelque peu étrange de cette loi qui associe d’avance la perte de la Judée-Samarie avec celle du Goush Katif, ce texte voté propose la création d’un lieu de souvenir et de commémoration des lieux de vie juifs aujourd’hui abandonnés.
Ces cours à thèmes sensibles ne possèdent pas – contrairement à ceux qui commémorent l’assassinat d’Itzhak Rabin ou les victimes de la Shoah – de caractère obligatoire et sont uniquement dispensés dans quelques écoles.
Un porte-parole du Conseil des habitants du Goush Katif estime cependant que le programme devrait être suivi par quelque 400 écoles publiques, essentiellement religieuses auxquelles néanmoins s’associent un petit nombre d’écoles publiques laïques soucieuses de la question. Concernant les écoles arabes, aucune n’a exprimé le souhait d’y participer.
Au programme, auront lieu des conférences par des anciens habitants du Goush Katif , avec diaporamas et supports pédagogiques adaptés aux enfants afin qu’ils découvrent l’histoire des communautés juives de Gaza avant le retrait de 2005. Cette initiative, « très populaire chez les enfants », d’après les organisateurs, sera étalée sur une journée ou même tout au long de la semaine, chaque direction d’établissements scolaires ayant carte blanche à ce sujet.
Reste à évaluer ensuite le résultat qualitatif d’une prise de conscience chez les élèves, et – on ne souhaite peut-être trop l’évoquer– chez les adultes d’abord.
Ce qui passe aussi par la question de savoir comment il est possible qu’il semble avoir été plus facile de trouver des fonds pour le Musée du Goush Katif que pour la réintégration de ses habitants pourtant encore vivants.
Par ailleurs, et bien que la chose soit difficile à imaginer, Olmert, qui a lui-même procédé à des évacuations dont celle d’Amona – laquelle avait choquée tout Israël par sa violence au point que des actions contre les policiers concernés furent engagées – aurait lui-même reconnu, après coup, avoir évacué « parmi les meilleurs citoyens que l’on puisse espérer au Monde ».
Sans doute ne sera-t-il possible de mesurer l’efficacité véritable de cette « semaine pédagogique » qu’ après une décennie, et au cas où un préalable référendum serait respecté, si devait vraiment advenir une prochaine tentative d’expulsion d’un point de peuplement.






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