"L'Affaire A-Dura" ou "Affaire Enderlin" continue à faire des vagues en France, notamment grâce à l'action et l'obstination de Philippe Karsenty, qui depuis quelques années, a dédié sa vie au combat pour le rétablissement de la vérité et de l'honneur bafoué d'Israël. Le 21 mais dernier, la Cour d'Appel de Paris confirmait les zones d'ombres du reportage de Charles Enderlin, donnait raison à Karsenty dans ses accusations de mise en scène, et déboutait le reporter de France2 sur son accusation de "diffamation". Cette fois-ci ce sont les instances officielles des Juifs de France qui ont décidé de monter au créneau. Il faut dire qu'à la suite de la mise en cause de l'honnêteté de Charles Enderlin, une pétition impressionnante et attristante a été lancée en sa faveur, réunissant esprit corporatiste et préjugés anti-israéliens primaires. Cette pétition est visible sur le site du Nouvel Obsertvateur, et réunit presque tous les grands noms du journalisme français, et parmi eux hélas, beaucoup de Juifs! http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/presse/20080604.OBS7106/pour_charles_enderlin.html
Dimanche dernier, paraissait une page entière dans "Le Figaro", rappelant les principales étapes de cette affaire, et au nom du CRIF, Richard Pasquier a écrit une lettre au Président de la République, Nicolas Sarkozy, afin qu'il ordonne une Commission d'enquête pour "faire la vérité une fois pour toutes sur cette affaire". Avec une prudence bien juive, Richard Pasquier écrit "qu'il ne privilégie aucune des thèses à priori", mais demande "que les doutes soient levés sur cette affaire, car à sa suite, Tsahal a été stigmatisée comme une armée tueuse d'enfants, et l'image d'Israël a été entachée pour longtemps." Le CRIF propose que cette Commission d'Enquête indépendante soit présidée par une "personnalité indiscutable", et qu'elle soit formée d'experts en balistique, de spécialistes en découpage et interprétation d'images, et de médecins traumatologues.
Charles Enderlin et Talal Abou Rahmeh, son caméraman de France2, ont échappé à la suppression de leur carte de reporter en Israël après que la Cour Suprême ait rejeté une demande en annulation de leur permis d'exercer pour "faute professionnelle".