La transaction portant sur "l'échange" entre les soldats israéliens kidnappés, Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, et des terroristes du Hezbollah devrait être réalisé en trois étapes dont la première devrait être réalisée dans les prochains jours ou les prochaines semaines, selon l’agence de presse palestinienne Maan. Il comprendra la libération de l’assassin Samir Kuntar et de 3 détenus libanais en échange des deux soldats israéliens.
Selon Maan, qui cite une personne proche des négociations, 6 jours après cela, le deuxième stade de l’échange sera fait : Israël donnera des corps de détenus palestiniens et libanais. Quelques jours après, au troisième stade, les corps de 199 tués, dont 150 Palestiniens seront aussi donnés au Hezbollah.
Parallèlement, à proximité d’une base de Tsahal en haute Galilée, au cimetière où sont enterrés les ennemis tués, ont commencé les travaux de préparation en vue de la sortie des corps des terroristes de leurs tombes ; ces corps seront donnés au Hezbollah. Les tombes n’ont pas encore été ouvertes, mais le cimetière a été nettoyé.
Un soldat de réserve du rabbinat militaire engagé pour ces travaux a déclaré à Haaretz : « Il s’agit d’un travail qui exige de la précision. Nous travaillons en fonction de la liste de noms que nous recevons de la section des ressources humaines. Au cimetière de Amiad les tombes sont numérotées et les corps sont emballés dans du nylon avant d’être placés dans un cercueil. Un tracteur nous aidera, mais il y a aussi beaucoup de travail que nous faisons nous-mêmes, cela ne sera pas facile, on s’attend à une grosse chaleur dans les prochains jours. Nous ferons le travail honorablement et mettrons les corps dans de nouveaux cercueils ».
Selon ce même soldat: « Nous ne parlons pas entre nous de l’accord d’échange, s’il est bon ou mauvais, notre rôle est de faire ce que nous avons à faire. Nous attendons le retour des soldats de Tsahal afin qu’ils aient droit aux honneurs qu’ils méritent ».
Parallèlement le commandant de la région nord, Gadi Eizencot, a signé un ordre qui déclare le cimetière zone militaire interdite. « Dès que nous recevrons l’ordre des politiques, les corps seront exhumés par les hommes du rabbinat militaire, ils seront mis dans des nouveaux cercueils et donnés à la Croix rouge à la frontière de Rosh Hanikra », a indiqué une source militaire. Pourtant, la même source a indiqué qu’aucun emploi du temps n’avait été fixé pour ces opérations.
Le ministère de la Défense estime que l’accord d’échange sera réalisé au milieu de la semaine prochaine ou plus tard. Au début de la semaine prochaine, le Premier ministre devrait se trouver à Paris pour la conférence des pays méditerranéens et l’échange n’aura pas lieu lorsqu’Olmert sera à l’étranger.
Selon l’accord avec le Hezbollah, Israël attend de recevoir lundi 7 juillet le rapport du Hezbollah sur les résultats de recherche d’informations à propos de Ron Arad. L’envoyé spécial du gouvernement pour les kidnappés, Ofer Dekel, le Premier ministre ainsi que les ministres concernés le consulteront. Israël de son côté transfèrera à l’organisation terroriste le rapport sur les 4 diplomates iraniens disparus depuis la première guerre du Liban.
Après l’approbation du rapport au sujet d’Arad, les représentants des deux partis se rendront en Allemagne ou dans un autre pays européen afin de signer l’accord de réalisation de l’échange.
A ce moment, du côté israélien comme du côté libanais commenceront les examens médicaux destinés à vérifier et à déterminer l’identité des corps qui seront donnés. C’est seulement après cela que le processus d’échange aura vraiment lieu. Selon des sources politiques, tout ce processus devrait prendre entre une semaine et 10 jours.
La Cour suprême a rejeté aujourd’hui, dimanche 6 juillet, les appels présentés contre l’accord d’échange. Les familles de 12 juifs iraniens disparus alors qu’ils immigraient en Israël dans les années 90, exigeaient que la Cour empêche l’Etat d’Israël de donner au Hezbollah des informations sur le sort de 4 diplomates iraniens disparus à Beyrouth au cours de la première guerre du Liban. Selon les familles, transférer des informations équivaudrait à renoncer au dernier recours restant afin d’obtenir des informations sur leurs proches.