Les réactions sont partagées dans la classe politique après l'échange de "prisonniers" avec le Hezbollah qui se résume à ceci: deux dépouilles de soldats israéliens contre cinq terroristes vivants et 200 dépouilles de terroristes.
La réaction la plus virulente (et compréhensible) est venu d'Aryeh Eldad (Ihoud Leoumi - Mafdal): "Il faudrait transformer les manifestations de joie au Liban en cérémonies d'enterrements. Celui qui enlève des soldats vivants et les rends sous forme de cadavres doit mourir. Pendant les cérémonies de liesse publique au Liban, L'armée de l'air israélienne pourrait finir le travail qu'elle n'a pas fini il y deux ans"
Silvan Shalom (Likoud) a fait part de ses "sentiments mêlés, car au-delà du retour des deux soldats, il y a la marque manifeste de la faiblesse de ce gouvernement qui ne sait plus comment agir. Lors de l'affaire précédente, Israël avait tenu bon, et Kountar n'avait pas été libéré malgré les menaces du Hezbollah"
Pour Avshalom Vilan (Meretz) "après deux ans d'incertitude douloureuse et une guerre qui a échoué dans sa mission de faire revenir nos soldats, malgré la douleur, cette solution était la seule issue possible"
Rafi Eitan (Kadima), ministre aux Retraités, estime "que cette affaire ne va rien changer concernant le dossier Shalit, et ne vas pas entraîner d'autres enlèvements." "Comme Juifs, nous avons été élevés dans la conscience qu'il faut tout faire pour faire revenir nos prisonniers. C'est un principe intangible du Judaïsme"
Le ministre de la Sécurité Intérieure, Avi Dichter, s'est exprimé devant la Knesset: "Nous attendions des soldats vivants, nous avons reçu des soldats morts. Nous avons très bien qui sont les assassins. Qu'ils soient Palestiniens ou Libanais, ce sont des gens qui ont des normes qu'il nous est très difficile de comprendre et d'admettre".
Réactions partagées, mais en commun, un grand sentiment d'amertume et d'humiliation face à la victoire (provisoire) du Mal.