"Lorsque je suis arrivé ici, je pensais que le contre interrogatoire prendrait trois jours, je n'ai plus la force de rester après dimanche", a déclaré vendredi après-midi l'homme d'affaires Morris Talansky au cours de l'audience sur l'affaire des enveloppes, dans laquelle est impliqué le Premier ministre.
"Pendant des mois, ma famille et moi-même avons été harcelés. Mes affaires en ont également souffert", a expliqué Talansky qui a demandé au tribunal de lui permettre de retourner aux Etats-Unis dimanche, en promettant de revenir à une date ultérieure pour poursuivre le contre interrogatoire. L'avocat du Premier ministre s'y est opposé, affirmant : "Nous avons besoin de lui au moins jusqu'à mardi. Ce sont les cinq jours que nous avons demandés."
Le fondé de pouvoir de Talansky, maître Jacques Hen, a affirmé qu'il fallait être compréhensif envers son client : "Il lui est difficile d'être assis au tribunal et interrogé si longtemps." Le procureur de l'Etat, Moshé Lador, a affirmé au sujet de la demande de Talansky : "Un témoignage recueilli avant le procès doit être entendu de façon continue. C'est une décision prise autrefois par la Cour suprême."
Les juges ont repoussé la demande de Talansky, bien que l'avocat Navot Tel Tsour ait affirmé qu'il n'y avait aucun intérêt à interroger un témoin en situation de détresse.
Vendredi, les avocats du Premier ministre, dirigés par maître Eli Zohar, ont continué à essayer d'invalider la version des faits exposée par Talansky. Les avocats ont présenté ce qu'ils considèrent comme des contradictions importantes dans ce qu'il a dit lors de ses interrogatoires. Maître Zohar a même déclaré au témoin : "Vous me faites pitié !"