Le chef du Hezbollah a indiqué qu’en cas de guerre « la prochaine victoire sera décisive, claire et évidente, personne dans le monde ne se trompera à ce propos ». Dans un discours prononcé à l’occasion d’une cérémonie du mouvement de jeunesse du Hezbollah, Nasrallah a dit, « Nous n’avons pas besoin de hausser les épaules et de passer outre ces menaces, mais elles ne nous impressionnent pas ».
Au cours d’une visite au Commandement civil la semaine dernière, le Premier ministre, Ehoud Olmert avait déclaré que si le Liban adoptait la politique du Hezbollah, en cas d’incident, Israël se verrait en conflit avec le Liban dans son entier, et pas uniquement avec les zones où règne le Hezbollah : « Pendant la deuxième guerre du Liban, il y a des moyens beaucoup plus massifs que nous n’avons pas utilisés parce que nous nous battions contre une organisation terroriste et non contre un Etat. Si le Liban devient un Etat dirigé par le Hezbollah, nous n’aurons aucune limite dans ces circonstances », avait déclaré Olmert.
Jeudi 21 août le Liban avait porté plainte devant l’ONU. Dimanche 24 août, c’est au tour du chef de l’organisation terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de répondre à Olmert.
« La nouvelle menace israélienne n’est pas l’armée de l’air, mais ce que dit le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, à propos d’opérations terrestres qu’il accomplira dans tout le territorie libanais en quelques jours seulement. Il parle de 5 régiments prêts à cette mission », a assuré Nasrallah, qui a promis « Ces régiments seront exterminés ainsi que l’Etat voleur d’Israël dans toutes les guerres à venir ».
Hassan Nasrallah a également évoqué ce qu’il a appelé « les menaces proférées quotidiennement par Israël » et a affirmé que toute guerre future entre Israël et le Hezbollah serait rapide et finirait par la victoire du Hezbollah : « Sur le champ de bataille, l’armée ennemie verra de nos guerriers des choses impensables ».
Nasrallah a imputé les menaces prononcées par Olmert aux luttes internes du parti Kadima et à la possibilité que les élections générales pour la Knesset soient avancées. Concernant la probabilité d’un conflit avec Israël, Nasrallah a assuré : « Etant quelqu’un qui connaît le Hezbollah, ses moyens, son développement quantitatif et qualitatif après la guerre de 2006, je vous dis que les Sionistes auront besoin de beaucoup de temps et penseront des dizaines de milliers de fois avant d’attaquer le Liban ».
Le chef du Hezbollah a ajouté qu’il y avait une crise dans l’entité sioniste et que tous essayaient de se présenter comme l’officier en charge, spécialiste et sauveur, « ainsi ont fait Barak, Mofaz et Netanyahou ».
De plus, Mouhamad Raid, représentant du Hezbollah au parlement libanais, a indiqué qu’Israël risquait d’être attaquée par des milliers de missiles s’il s’en prenait à l’Iran. « Le premier tir de l’entité sioniste sur l’Iran entraînera une réaction de 11 000 missiles en provenance du Liban ».