
Malgré les nombreuses critiques faites ces dernières semaines par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, sur la résolution 1701 de l’ONU, qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban, les services de sécurité ont recommandé au gouvernement de soutenir la prolongation d’un an du mandat de la Finul. Les services de sécurité ont aussi recommandé qu’après la prolongation du mandat de la Finul, un dialogue soit ouvert avec l’ONU à propos de l’assouplissement des « instructions pour ouvrir le feu » de la Finul afin que les casques bleus puissent agir de façon plus ferme au sud Liban.
Ces deux derniers mois, Barak a fortement critiqué la résolution 1701 qui portait essentiellement sur l’augmentation des effectifs de la Finul afin de surveiller le respect du cessez le feu au sud Liban. Pour Barak, la résolution était « un échec » puisque le Hezbollah continuait à s’armer.
Dans une interview sur la radio Galei Tsahal il y a deux semaines, Barak avait attaqué Tsippi Livni, ministre des Affaires étrangères actuellement et pendant la guerre. Barak avait alors déclaré que le fait que Livni soit fière de la résolution 1701 mettait « en doute sa capacité de jugement ».
Le 31 août, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion à l’issue de laquelle ses 15 membres décideront si le mandat de la Finul sera ou non prolongé. En prévision de cette réunion, l’ONU a demandé à Israël et au Liban de donner leur avis sur la question. Les services de sécurité israéliens se sont réunis deux fois à ce sujet : à l’unité des prévisions de Tsahal et à la section politique – sécurité du ministère de la Défense.
A la fin des débats, les services sont arrivés à la conclusion qu’il fallait demander la prolongation du mandat de la Finul puisqu’il n’y avait pas de meilleure solution pour l’instant. Pour Israël, il vaut mieux que les soldats de la Finul soient présents plutôt qu’absents du sud Liban. Au vu de la recommandation, Israël a transmis à l’ONU une demande de prolongation.
Les services de sécurité recommandent encore la mise en place d’un dialogue avec l’ONU et les pays membres de la Finul. Entre autres, les services de sécurité proposent de demander à la Finul d’agir dans les villages du sud Liban qui se sont transformés en bases de l’organisation terroriste du Hezbollah et dans lesquels les casques bleus ne rentrent pas. De plus, les services veulent changer les « instructions pour ouvrir le feu » de la Finul afin que les soldats de l’ONU puissent agir plus concrètement contre les infractions au cessez le feu du Hezbollah au sud du fleuve Litani.
Actuellement, ce sont 12 000 casques bleus qui se trouvent au sud du fleuve Litani, la moitié d’entre eux viennent de pays d’Europe comme la France, l’Espagne, l’Italie ou la Belgique. Selon le mandat donné à la Finul par la résolution 1701, les soldats de la paix doivent empêcher la violence par tous les moyens dans les territoires où ils sont présents. Ils doivent aider l’armée libanaise à faire du sud Liban un territoire démilitarisé, hormis les armes du gouvernement libanais.
Vendredi, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki moon, a envoyé aux pays membres du Conseil de sécurité une lettre où il conseille de prolonger le mandat suite à l’accord d’Israël et du Liban.
Le bureau du ministre de la Défense a déclaré qu’il s’agissait d’un sujet technique et qu’en réalité, « leur utilité était presque inexistante ».