Fin du dilemme pour tous les amoureux de Hassidout, fidèles au rock classique américain. On n’y croyait plus, et pourtant, il l’a fait : convertir les joyaux du "Classic rock" au judaïsme. Bienvenue à Ménahem Herman, qui revisite Eagles, Dylan ou Elton John …
Une vraie musique rock, pas de celle, poussive et timide, des orchestres de mariages ou Bar Mitsvot. C’est certain : il est difficile pour les inconditionnels de rock, le vrai, l’unique, celui des Springsteen, Lynyrd Skynyrd, Eagles, Allman Brothers, Hendrix, Pink Floyd ou Led Zeppelin, notamment, d’être satisfaits (à qui nous conseillons, soit dit en passant, l’extraordinaire site Internet "Wolfgang’s Vault, proposant gratuitement des concerts exceptionnels. Les internautes sont d’ailleurs invités à donner leur avis sur ce site, dans les réponses à l’article).
Ce doux plaisir de fermer les yeux (ou pas) et d’entendre le grondement de guitares, le roulement de batterie, des rythmes blues ou rock, comme dans le fameux "Sweet Home Alabama" des Lynyrd Skynyrd, écrit en 1974 ? Est-ce fini ? Est-ce de l’histoire ancienne et nostalgique pour les mélomanes juifs religieux ?
Ménahem Herman nous prouve le contraire, et de manière magistrale.
Pourtant aujourd’hui, on réécoute ce titre et l’on se rend compte que les paroles ne sont plus les mêmes. Le premier couplet ne commence plus ainsi : "Big Wheels Keep on Turning" (les grandes roues continuent de tourner), mais "Eagles Wings Keep on flying" (les ailes des aigles continuent de voler).
On l’a compris : tout le principe de cette réécriture et relecture est de donner une nouvelle signification à de tels standards du rock. Finis, certains des poncifs et thèmes éculés du genre. La place est donnée à un sens plus spirituel.
Dans ce classique, par exemple, cité plus haut, on ne parle plus de Sweet Home Alabama, "où les cieux sont si bleus", mais de Sweet Home … Jérusalem ! Tout est dit non ? Il faut rappeler que cette idée est venue suite aux évocations d’une possible partition de la Ville Sainte. Voici donc un exemple de "transformation" réalisée par Ménahem Herman, qui fut, dans une vie antérieure, leader d’un groupe hassidique rock, nommé les Metalish (sic).
Le nouvel album d’Herman, son dixième à ce jour, devrait sortir en septembre prochain. Il s’y attelle depuis plus d’une année.
Le contenu du disque est déjà alléchant lorsqu’on sait que plusieurs références rock sont prévues, converties et revisitées, notamment : Knocking On Heaven’s door du grand poète Robert Zimmerman, également surnommé le "Zim", et pour tous les autres : Bob Dylan, le non moins magnifique "Sorry seems to Be The hardest Word" d’Elton John, ou encore l’incontournable "With a little help From My friends", de –devinez qui- les Beatles bien sûr !
La conviction et l’objectif de Ménahem sont simples : offrir de la bonne musique au "contenu juif et positif".
Voici pour le plaisir, les paroles non traduites, du Sweet Home Jérusalem :
Eagles' wings keep on flying
Carry me home to see The King
Singing songs about my City
Jerusalem you're in my dreams
And I'm gonna sing, Yes
Well I heard the UN talk about her
But a Jewish boy won't drink this brew
Uncle Sam please remember, that
"Jerusalem won't be split in two!"
Sweet Home, Sweet Jerusalem
Where the skies are so blue
Sweet Home, Sweet Jerusalem
L-rd I'm coming home to you
We're all waiting for Mashiah
You can bet he's coming soon
We'll all be dancing in Jerusalem
And we'll all be singing the same tune
Now that's the truth
Sweet Home, Sweet Jerusalem
Where the skies are so blue
Sweet Home, Sweet Jerusalem
L-rd I'm coming home to you
The wise men of the Holy City
They've been known to pick a song or two
They help my soul when I'm hurting
They give me joy when I'm feeling blue
Now how about you?
Sweet Home, Sweet Jerusalem
Where the skies are so blue
Sweet Home, Sweet Jerusalem
L-rd I'm coming home to you
Sweet Home, Sweet Jerusalem
Where the skies are so blue
Sweet Home, Sweet Jerusalem
L-rd I'm coming home to you