Il aura suffit d’un débat de trois minutes pour la prise de décision cruciale de la libération de 200 terroristes arabes. Soit dit en passant, deux d’entre eux ont du «sang sur les mains», mais les autres terroristes n’avaient bien entendu pas été condamnés à la prison pour avoir jeté du riz sur des soldats de Tsahal ou pour avoir refusé de chanter l’hymne national le jour de la fête de l’Indépendance.
Le véritable but de cette démarche est de renforcer Kadima et le Parti travailliste. Ceux qui ont les yeux en face des trous, comprennent que dans le contexte politique actuel, s’il y avait des élections, c’est le Likoud qui l’emporterait haut la main…
Malgré l’opposition des responsables de la sécurité et des spécialistes qui ont mis le gouvernement en garde et ont prévenu les ministres des dangers inclus dans une telle démarche, personne, ni à Kadima, ni au Parti travailliste, ne s’est opposé à haute voix contre la libération de ces terroristes. Je suis en mesure de témoigner personnellement : à la suite d’entretiens avec presque tous les députés de la Knesset et les ministres de Kadima et du Parti travailliste, tous ont admis que nos arguments contre la libération de terroristes étaient justes, même si l’enjeu est Guilad Shalit, contrairement à la proclamation habituelle insistant sur le «à tout prix»
Olmert et Barak ne sont pas idiots. Ils sont peut-être corrompus, mais ce ne sont pas des imbéciles. Eux et leurs camarades savent parfaitement que cette démarche ne renforcera pas Abou Mazen. 800 terroristes ont déjà été libérés au nom du même but. Et, vu que ces libérations n’ont servi à rien, il en sera de même pour les 200 nouvelles libérations. Par contre, ces démarches affaiblissent Israël.
Mais voilà, le seul moyen de lutter contre l’ennemi commun du Parti travailliste et du Likoud, est de vendre au public l’illusion d’un nouveau processus de paix. Et voilà que la «fantaisie messianique» promettant la venue imminente de la paix tant souhaitée porte ses fruits. Le public israélien, tel un drogué qui ferme les yeux sur les effets de la drogue, aspire tellement à sentir l’odeur du «processus de paix» !
Comme d’habitude, c’est le public qui paiera cher les «tentatives de survie» des partis actuellement au pouvoir. N’oublions pas que plus de 130 Israéliens ont été assassinés par des terroristes libérés de par le passé dans le cadre de marchés douteux !
Le citoyen israélien est sensé comprendre et admettre qu’on n’échange pas des chevaux vainqueurs en pleine course et que de toutes façons, on est obligés de choisir entre Kadima et le Parti travailliste, l’essentiel étant d’écarter Nétanyahou.
Comme d’habitude, les médias soutiennent les démarches de la gauche, évitent de poser des questions embarrassantes qui pourtant s’imposent et auxquelles les juges de la Cour suprême eux-mêmes se sont offusqués de ne pas recevoir de réponses satisfaisantes lors du débat qui a eu lieu au début de la semaine au sujet de la libération de terroristes .
Arié Barhakh, dont le fils Ohad a été assassiné à Wadi Keltil y a quelques années, fait aujourd’hui partie de l’organisation des victimes du terrorisme Almagor et est membre du Comité central du Likoud, en tant que représentant du groupe Manhigut yehudit. Il est docteur en chimie.