La célèbre organisation israélienne de Défense des Droits de l'Homme fait à nouveau parler d'elle après des mois d'hibernation.
Les attaques quotidiennes contre la population civile israélienne à Sderot et ses environs, l'utilisation par les terroristes de leur propre population civile comme bouclier humain, les multiples assassinats de civils israéliens avec en "point d'orgue" la massacre de Merkaz Harav, toutes ces atteintes délibérées aux Droits de l'Homme n'avaient pas réussi à réveiller les bonnes consciences des membres de cette ONG très écoutée à l'étranger. Il a suffi de la mort de quatre enfants palestiniens, victimes du cynisme des terroristes, pour que les "humanistes sélectifs" enfilent à nouveau leur robe de procureurs.
"Betselem" a saisi le Procureur Général de Tsahal afin que celui-ci ouvre une enquête pénale sur ce qui s'est passé à Beit Hanoun. L'organisation insiste sur le fait que "l'enquête pénale doit se dérouler de manière parallèle à celle que Tsahal a diligenté immédiatement après les faits". Selon une enquête que "Betselem" affirme avoir réalisée, le tank israélien aurait tiré deux obus, le premier touchant trois terroristes et un civil, le deuxième obus tombant à l'entrée de la maison de la famille Abou Matek, tuant un quatrième terroriste mais aussi les cinq civils.
"Betselem", qui dit se baser sur des photos des lieux des opérations, des clichés des cadavres de la femme et des quatre enfants, ainsi que de témoignages visuels de Palestiniens, "s'inscrit en faux contre l'enquête effectuée par les experts militaires, selon lesquels ce serait l'explosion des charges portées par les terroristes qui seraient la cause de la mort des cinq civils." L'organisation demande également à Tsahal de divulguer les photos prises par l'avion sans pilote, "ce qui permettrait d'écarter définitivement la thèse défendue par les experts militaires".
"Betselem" affirme officiellement que "le deuxième obus israélien n'a pas répondu aux normes de vérifications et de précautions exigées par le Droit Humanitaire International, car les soldats savaient qu'il s'agissait d'une zone civile."
Les terroristes, apparemment, ne le savaient pas…