Depuis un certain temps, il est question de déployer une force multinationale dans la bande de Gaza. Mais jusqu'à présent, cette idée, émise par le gouvernement israélien et par l'Autorité palestinienne, n'a pas pu être réalisée, en raison de l'opposition formelle du Hamas, toujours maître des lieux.
La France a laissé entendre clairement qu'elle souhaitait prendre part à cette force, comme l'indique le Jerusalem Post en anglais. Le journal cite les propos du Premier ministre français François Fillon qui aurait fait part des intentions de son pays dans un discours prononcé jeudi dernier 1er mai à Washington, au cours d'un dîner du Comité juif américain (American Jewish Committee ou AJC). Il aurait alors déclaré que "la France et l'Europe pourraient, lorsque les circonstances le permettraient - et si les parties le souhaitaient - prendre part à cette force internationale pour aider les services de sécurité palestiniens".
La France doit assumer, au cours du second semestre de l'année 2008, la présidence tournante de l'Union européenne, qui a déjà envoyé des observateurs dans la bande de Gaza. Filllon a prétendu que "les deux camps devaient accepter des "compromis douloureux" afin de parvenir à la paix". Et de s'expliquer : "Israël doit geler la construction dans les implantations, et relâcher ses contrôles sécuritaires". Quant aux Palestiniens, selon Fillon, ils doivent "garantir la sécurité d'Israël, cesser les attaques de roquettes sur le sud d'Israël et faire libérer Guilad Shalit", capturé il y a près de deux ans par des terroristes du Hamas.
Evoquant ensuite la politique de l'Iran, Fillon se serait montré très critique, dénonçant notamment l'attitude de ses dirigeants actuels qui profèrent des menaces à l'encontre d'Israël. "Leurs déclarations concernant Israël prouvent leur hostilité et Israël fait preuve de force morale en ne répondant pas à ces provocations verbales", a-t-il dit. Il a en outre rappelé que le président français Nicolas Sarkozy s'était engagé à empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire.