D'importants responsables de Jérusalem ont affirmé mercredi soir que des négociations intensives entre Israël et la Syrie sous la médiation de la Turquie commenceraient d'ici deux semaines.
Ces sources ont ajouté que c'était du fait des rencontres de préparation tenues par le Premier ministre, Ehoud Olmert, avec ses émissaires avant qu'ils se rendent en Turquie, que ce dernier n'avait pu trouver de temps pour un nouvel interrogatoire de la police dans l'affaire Talansky.
"Tous ceux qui essaient de dire qu'il s'agit d'une manipulation, doit se remémorer que cette importante rencontre a été fixée avant que qui que ce soit ne connaisse Talansky et n'ait entendu parler des soupçons contre le Premier ministre", ont précisé les proches d'Olmert. Et d'ajouter : "Il s'agit d'un pur hasard si cette enquête a été entamée au moment où de tels progrès ont eu lieu."
Jérusalem a démenti les propos du ministre syrien Wallid Mouallem, qui a prétendu qu'Israël s'était engagé à renoncer au plateau du Golan. "Le communiqué officiel publiée à Damas, Ankara et Jérusalem n'évoque nullement le plateau du Golan. Il ne faut pas oublier que les parties ont travaillé pendant de longues semaines sur ce communiqué. Rien de ce qui y est indiqué ne l'a été par hasard, y compris le fait que le Golan ne soit pas mentionné", ont indiqué des responsables politiques israéliens.
Mercredi soir, le Premier ministre Ehoud Olmert a lui-même fait une courte déclaration au sujet de la reprise des négociations avec la Syrie. "Le communiqué conclut un processus de plus d'un an, au cours duquel nous avons travaillé à la préparation d'une voie qui permettra la lancée de pourparlers de paix avec la Syrie."
S'exprimant au cours d'un événement au Séminaire d'éducation des Kibboutzim à Tel Aviv, Olmert a ajouté : "Les années passées depuis que les négociations avec la Syrie ont été gelées n'ont pas amélioré la situation sécuritaire à la frontière nord, qui continue à être au centre de nos inquiétudes. Dans une telle situation, il est toujours mieux de parler que de tirer et je suis heureux que les deux parties aient décidé de s'entretenir."
Olmert a déclaré que les négociations avec la Syrie pourraient mener à "des concessions difficiles". Le Premier ministre a affirmé que le renouvellement des pourparlers après huit ans d'immobilité était "excitant", et représentait surtout un intérêt national.
"Mes prédécesseurs au bureau du Premier ministre étaient prêts à faire d'importantes concessions pour atteindre la paix avec la Syrie", a ajouté Olmert, en citant clairement ses adversaires Ehoud Barak et Binyamin Nétanyahou.