D'après les documents préliminaires de l'accord d'accalmie qu'Israël est en train de conclure avec le Hamas, les choses se feront en trois étapes. La première ne comprendra aucune négociation sur la libération du soldat israélien Guilad Shalit, qui est entre les mains des terroristes palestiniens depuis près de deux ans.
En premier lieu, l'organisation terroriste palestinienne devra mettre un terme à ses tirs de roquettes contre Israël, qui – en échange – ouvrira plusieurs des terminaux avec la bande de Gaza.
C'est le médiateur égyptien qui a imposé aux deux parties de commencer la trêve sans que soit incluse la question du soldat israélien enlevé.
Toutefois, dans un deuxième temps, d'intenses pourparlers commenceront, toujours avec la médiation du Caire, sur la libération du caporal Shalit.
Enfin, la troisième étape comprendra l'ouverture du terminal de Rafiah et la levée du blocus, mais ce uniquement après la libération de Guilad Shalit.
"Les détails auraient dû être réglés avec Amos Guilad au cours de sa visite au Caire jeudi, mais pour une raison inconnue, les Egyptiens ont demandé de reporter leur réponse et de recevoir les leaders des factions [terroristes] palestiniennes pour s'entretenir avec eux une fois de plus", a confié une source sécuritaire au sujet de l'accord, qui n'a pas encore été conclu de façon définitive. Amos Guilad est le chef du département politique et sécuritaire du ministère israélien de la Défense.
La source a ajouté : "Ce dimanche, un entretien aura lieu avec le chef des Renseignements égyptiens, Omar Soleiman. Après quelques jours, nous recevrons la réponse. La plupart des détails sont déjà réglés".
En ce qui concerne Guilad Shalit, la source a affirmé : "Dès le début, il a été décidé de ne pas inclure la libération de Shalit en première étape de l'accord d'accalmie". La source a précisé que Shalit serait inclus dans l'accord, mais que les négociations se poursuivraient lorsque l'accord avancerait. Et de préciser : "Même après tout cela, Israël devra débattre du prix qu'il est prêt à mettre pour obtenir sa libération." D'autres responsables politiques importants ont confirmé dimanche matin, que Shalit serait inclus dans la deuxième étape de la mise en application de l'accord de trêve.
Le journal arabe Asharq Al-Awsat, publié à Londres, a également indiqué qu'Israël avait déjà accepté l'accalmie sur le plan théorique. Le journal a ajouté que le chef des Renseignements égyptiens Omar Soleiman – responsable de la médiation entre le Hamas et Israël – avait en effet réussi à convaincre Israël de ne pas faire de la libération de Shalit la condition sine qua none à l'accalmie.
Noam Shalit, le père du caporal Guilad Shalit enlevé par des terroristes palestiniens le 25 juin 2006, a préféré dimanche ne pas réagir aux informations sur la libération de son fils qui s'inscrirait dans le cadre de la deuxième étape d'un accord d'accalmie avec le Hamas. Shalit a cependant indiqué qu'il n'avait reçu aucune nouvelle information de Jérusalem sur les détails du programme de libération de son fils dans le cadre d'un éventuel accord.