Le récit de la paracha Balak se divise en deux temps.
Dans un premier temps, nous assistons à l’acharnement des Goyim (dirigés par Balak) pour tenter de maudire les Bné Israël et pour essayer d’influer, voire même «d’acheter» D., à l’aide de toutes sortes d’artifices. Ils ont recours aux services du plus grand des prophètes qu’ils connaissent, Bilaam, ils sont prêts à payer n’importe quel prix pour réussir dans leur entreprise. Mais D. ne se laisse bien entendu pas acheter, Il déconseille même à Bilaam d’aller maudire les Bné Israël, lui signifiant qu’il ne pourra dire que ce qu’Il lui ordonnera de dire ! A 3 reprises, Bilaam va tenter de faire pencher la balance : en vain ! Il sera totalement manipulé par D. qui fera de lui ce qu’Il voudra ! Les Goyim seront totalement désorientés du résultat obtenu par leurs tentatives de malédictions : les Bné Israël seront bénis à 3 reprises.
Pire encore, Bilaam annoncera lui-même le couronnement du roi David et la venue de Mashiah à la fin des temps : c’est des paroles de Bilaam que nous apprenons la venue de Mashiah ! Parmi les arguments que Bilaam a tenté de faire valoir devant D., figure le rappel du péché du Veau d’Or par les Bné Israël. Cela ne servira à rien ! Bilaam essaiera de susciter la Colère Divine face aux chicaneries des Bné Israël : là encore en vain ! D. ne s’est pas mis en colère contre eux durant cette période, Il a même feint de ne pas regarder de trop près leurs erreurs, afin d’éliminer tous les arguments de Bilaam !
Dans cette paracha, notre peuple peut avoir l’impression d’être totalement immunisé contre les atteintes des Goyim, même des plus dangereux d’entre eux !
C’est alors que notre récit prend une autre tournure. Le fait d’avoir perdu la partie (et tout l’argent qu’il pensait empocher), n’a pas changé Bilaam : bien qu’il sache que les Bné Israël seront finalement les vainqueurs à la fin des temps, il a néanmoins trouvé le moyen de les blesser ! Il va alors conseiller à Balak de tenter les Bné Israël en envoyant des jeunes filles les entraîner à l’idolâtrie. Il sait que D. a horreur de la luxure et il va donc attaquer les Bné Israël par ce biais.
Dans un deuxième temps, nous allons assister à la chute des Bné Israël (et particulièrement ceux de la tribu de Chiméon) encouragés par le Erev Rav : ils vont se souiller au contact des filles de Moab et commettre le péché de l’idolâtrie de Baal Péor. Le prince de la tribu de Chimeon, Zimri, s’adonnera à la débauche avec une princesse Midyanite en plein milieu du camp des Bné Israël. Il faudra l’intervention décisive de Pin’has, qui les tuera de sa lance pour arrêter la catastrophe !
La leçon que nous pouvons tirer de cette paracha est bien entendu éternelle !
Lorsque les Goyim se réveillent pour nous causer du mal, D. nous protège contre toutes leurs atteintes. Le Peuple Juif est le peuple Elu et D. tient à le démontrer aux Goyim eux-mêmes ! Quelles que soient les forces qu’ils mettent en jeu pour nous détruire, elles sont systématiquement vouées à l’échec, sans même que nous le sachions : innombrables sont les miracles dont D. nous gratifie, sans que nous ayons même à nous soucier du danger qui nous menace ! Cette Protection Divine est, bien entendu, totale et infranchissable ! Elle ne dépend pas de notre mérite : elle est le signe de l’Amour infini que D. a pour nous !
Mais cette Protection Divine ne s’applique que lorsque nous restons fidèles à D. ! Or, dans le cas de l’affaire de Baal Peor et de la conduite blasphématoire de Zimri, les Bné Israël ont failli de façon coupable à cette fidélité. Les résultats ont été rapides et terribles : 14000 Bné Israël périrent dans cette catastrophe !
Devant un tel succès, Bilaam se rendit chez Balak pour toucher la récompense de son conseil : il avait éliminé sans combat 14000 Bné Israël, il était évident qu’il méritait un salaire ! Mais là encore, D. démontra qu’Il est le seul maître du jeu : Bilaam tomba aux mains des Bné Israël, juste au moment où il arrivait dans la région pour toucher sa récompense. Et c’est encore une fois Pin’has qui le tua, vengeant ainsi l’outrage et la honte que Bilaam avait provoqués !
Ce récit doit nous servir de leçon sur la façon de concevoir notre protection. Cette protection ne peut être uniquement basée sur des considérations militaires et stratégiques. Tout dépend de la Protection Divine ! On peut posséder l’arme nucléaire et les armes les plus sophistiquées et reculer devant les jets de pierre des voyous des rues palestiniennes.
On peut triompher de 3 armées puissantes en 6 jours, de façon miraculeuse et être impuissant devant des tirs isolés de Kassam sur son propre territoire !
Tout est fonction du mérite et de l’observance de la Tora et des Mitsvot. La guerre des Six Jours a été suivie par une vague de Techouva qui a ramené des milliers et des milliers de Juifs à un véritable Judaïsme ! Mais les dernières décennies ont été celles de la honte et de la profanation du Nom Divin. Les soi-disant religieux ont discrédité le Judaïsme Orthodoxe en participant à des gouvernements corrompus et défaitistes pour toucher des subsides pour leurs instituts (sans parler de leur participation à des manifestations antisémites comme en Iran) !
D. met notre avenir dans nos mains et l’annonce clairement dans la Tora : «Regarde, Je place devant toi la bénédiction et le bien, la malédiction et le mal…» C’est bien la preuve que tout est entre nos mains !
Si nous décidons de faire le bien et de placer notre confiance en D., nous sommes littéralement invincibles (et les Goyim le savent parfaitement !). Mais si nous nous détournons du bon chemin, nous perdons cette Protection Divine et tous nos efforts militaires sont réduits à néant (et cela les Goyim le savent aussi !)!
Nous avons besoin d’hommes courageux comme Pin’has (et Pin’has c’est Eliahou) capables de bravoure pour sanctifier le Nom de D. ! C’est ainsi que nous bénéficierons de la Protection Divine !