Le Premier ministre Ehoud Olmert, qui fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire, s'est envolé pour Paris en vue d'assister à la conférence des pays méditerranéens, (UPM) organisée par le président français. Ce sommet, qui réunit 44 chefs d'Etat venus d'Europe et des pays de la Méditerranée, a pour objectif majeur d'élargir les relations entre les différents Etats qui sont représentés.
Peu de temps après son arrivée dans la capitale française, Ehoud Olmert a été reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Au cours de cette rencontre, Olmert n'a pas manqué tout d'abord de féliciter son hôte, admirant les efforts considérables déployés par ce dernier pour cette conférence. Il s'est en outre félicité de l'occasion qui était donnée aux représentants d'Etats arabes de se trouver dans la même salle et autour de la même table que des délégués israéliens. "Et non dans une amosphère tendue mais au contraire dans un climat de compréhension", a-t-il souligné.
Evoquant ensuite le dialogue amorcé avec la Syrie, Olmert a déclaré que pour l'instant, les contacts se déroulaient de façon détournée. "Mais j'espère que dans un avenir proche, nous pourrons avoir des négociations directes. Toutefois, je tiens à préciser que cela ne se fera pas aux dépens des pourparlers avec les Palestiniens".
Le président français a souligné l'importance de sa conférence pour l'Union des Pays méditerranéens. Mais il a rappelé que cela ne signifiait pas pour autant que tous les problèmes seraient résolus. Evoquant ensuite les positions de l'Europe sur les "pourparlers de paix" au Proche-Orient, Sarkozy a déclaré qu'il s'agissait pour lui d'un problème de confiance. Il a précisé que "la France se tenait aux côtés d'Olmert et d'Abbas ", ajoutant : "Et ils le savent". Et de rappeler qu'il souhaitait retourner dans la région lorsqu'il présiderait l'Union européenne.
De son côté, Olmert aurait promis, lors de sa rencontre en tête-à-tête avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, de faire libérer des "prisonniers" palestiniens détenus dans des prisons israéliennes. Présentant cette démarche comme un geste de bonne volonté à l'égard de son interlocuteur, il aurait ajouté : "Nous n'avons jamais été aussi proches d'un accord".
Abbas aurait répondu que l'AP avait des intentions sérieuses. Et de préciser : "Nous voulons parvenir à la paix, nous respectons la Feuille de Route et tous les traités internationaux. Nous savons que la paix au Proche-Orient est la base de la paix mondiale. Si la paix n'est pas instaurée chez nous, elle remet en cause la paix dans le monde entier".
Petit "incident de parcours", si l'on peut dire: lorsque la ministre israélienne des Affaires étrangères Tsippi Livni, a pris la parole dans le cadre de cette conférence, son homologue syrien Walid Al Mouallem s'est levé et a quitté ostensiblement la salle de réunions. Livni a appelé, dans son discours, à œuvrer pour une meilleure coopération entre les peuples de la région.