Comment définir l’art de Rufus Wainwright ?
A défaut de pouvoir écouter sa jolie musique, nous restent les mots.
Comment dire ? Rufus Wainwright est peut-être tout simplement un Ovni de la scène musicale actuelle.
Rufus est un auteur compositeur et interprète américain probablement touché par la grâce, en plus de sa filiation à un père artiste lui-même, le grand chanteur de folk Loudon Wainwright.
Mais ce qui nous plait chez le fils, c’est son génie employé pour une musique pop moderne, un personnage excentrique et décalé. C’est un fait que Rufus Wainwright ne laisse pas indifférent. Depuis ses débuts à la fin des années 90, ce petit prince volontairement lunaire et décalé, a su nous séduire, par sa musique, mélange unique, aux forts accents de cabaret et de classique. Qui est d'ailleurs en pleine harmonie avec son tempérament, résolument anticonformiste.
Rufus Wainwright respire la nostalgie d’un monde perdu, mais rêvé à nouveau, celui de chanson des années 30 et 40, des cabarets, de l’opéra, du jazz, ou encore de la mélodie chère à Burt Baccarach.
La date précise de son arrivée en Israël n’est pas encore définie. On sait pourtant que le concert devrait être organisé en novembre, au Héhal Hatarbout de Tel Aviv., par le producteur "maison", Shouki Weiss.
Rufus Wainwright aura auparavant conclu une tournée américaine avant d’arriver en Israël.
Ses trois derniers albums sont, chacun, indispensables : Release The Stars en 2007, Want et Alright Already en 2005. Tant par leurs qualités mélodiques, que la composition ou les textes. Souvent, les chansons sont centrées sur le piano ou la guitare et, surtout, sur sa voix, tantôt lyrique, emphatique ou, tout simplement, émouvante. On a pu aussi entendre l’artiste dans des bandes originales de films comme Moulin Rouge de Baz Luhrman, Shrek ou I Am Sam notamment.
Sa musique est fascinante, envoûtante pour certains, exaspérante pour d’autres.
A chacun de s’en faire une idée, même si la notre est toute faite.
Peut-être un beau soir de novembre prochain …